par Petank SORO | Juil 1, 2026 | Actualités, Sur le Terrain
Du 25 au 27 Avril 2026, l’association guinéenne d’astronomie a entamé une tournée en province.

Trois membres de l’Astrassociation Guinéenne d’Astronomie : Jacob TOLNO, Adam ZAYATTE et OURY Stephane BAH
La délégation était composée de trois membres ; Jacob TOLNO, Adam ZAYATTE et OURY Stephane BAH.
Dans la région foutanienne qui héberge un grand centre universitaire, cette délégation a été reçue à bras ouverts.
La visite ciblait trois axes prioritaires :
- L’instauration de l’astronomie dans les cursus académiques de la Guinée.
- La collaboration nationale.
- La préparation du colloque de l’astronomie pour l’éducation dans l’espace francophone.
Tout d’abord, la mission a pris soin de visiter les écoles primaires en rentrant en contact avec leurs responsables afin de s’enquérir des réalités scolaires régionales. Elle fut très trop marquée par un constat alarmant ; un grand nombre d’élèves inscrits dans les écoles publiques et privées, mais très peu d’enseignants et les places sont insuffisantes. L’enseignement est tourné vers la mémorisation des contenus pédagogiques. Un seul laboratoire pout toutes les écoles et les toutes les Universités de la ville. L’association, à travers ses émissaires, cherche à remédier cette situation avec la mise en place d’un partenariat et l’ouverture d’une école de formation des formateurs.

Puis, revenant à leur objectif prioritaire, la délégation a fait la première présentation le 25 Avril à l’Université AMADOU DIENG devant les étudiants, enseignants et responsables de ladite Université.
Le conseil académique a proposé l’insertion de l’Astronomie en Licence 1 dès l’année prochaine.

Ensuite, les valises furent posées à l’Université HAFIA. Le Vice-Recteur, DR SOUOROMOU a regroupé 50 étudiants de chaque département, tous les enseignants chercheurs et les doyens de facultés. Dans l’Amphithéâtre des sciences et de l’innovation.

En sa présence, Jacob a fait une brève présentation de l’astronomie avec comme thème: Introduction à l’astronomie : aperçu général et perspectives d’intégration de l’astronomie dans les curricula universitaires de la guinée.

Les échanges furent fructueux et ont ouvert la voie aux discussions d’une formation complète en astrophysique et de la possibilité d’accueillir une partie du colloque.

Très enthousiastes ; les responsables ont aussitôt adhéré à notre l’association et se montrés très motivés à construire un pont scientifique avec le bureau de l’Astronomie pour l’éducation.
Article écrit par Jacob TOLNO │ Association Guinéenne d’Astronomie
par Petank SORO | Juil 1, 2026 | Actualités, Sur le Terrain
Une Présence Rayonnante au Service de la Diffusion Scientifique
C’est avec une ardeur partagée que la Société Astronomique de Tunisie (SAT) a pris part au Festival National Populaire d’Astronomie, confirmant une fois encore son rôle de premier plan dans la vulgarisation des sciences de l’univers à travers le monde arabe et africain. Forte de décennies d’engagement sur le terrain, la SAT y a proposé un programme riche et vivant : trois ateliers thématiques et un espace d’exposition, portés par une équipe de membres passionnés, toujours prêts à partager leur amour du ciel.
1. L’Exposition : Vitrine de la SAT
Plus qu’un simple stand, cette exposition est avant tout connue pour ce qu’elle représente : l’identité même de la Société Astronomique de Tunisie et ses contributions de longue date à la diffusion de l’astronomie auprès du grand public. C’est un peu la mémoire vivante de l’association, celle qui raconte, à travers ses objets et ses images, tout le travail accompli au fil des années.
Présentée par Nour El Islem Teyahi, Shahd El Islem Teyahi et Osama Bakoush, elle réunissait les outils que la SAT utilise habituellement pour transmettre sa passion : des affiches sur les nébuleuses et la formation des proto-étoiles, des spectroscopes, des liquides colorés, des globes terrestres, ainsi qu’un ordinateur portable arborant les autocollants de l’Union Astronomique Internationale (IAU), discret rappel des liens de l’association avec la communauté astronomique internationale.

Le stand de la Société Astronomique de Tunisie au festival
2. Atelier d’Observation Solaire
Observer le Soleil, ses éruptions et mesurer son diamètre apparentAnimé avec expertise par AbdelHafidh Teyahi, Vice-Président de l’association, cet atelier invitait, quelle que soit la tranche d’âge, à lever les yeux vers le Soleil à travers un télescope équipé d’un filtre solaire adapté. Sous le regard attentif de l’animateur, chacun pouvait observer les taches à la surface de notre étoile et comprendre, en mots simples, ce que sont les éruptions solaires et leurs effets sur la Terre.
L’atelier proposait également une expérience pratique pour mesurer le diamètre apparent du Soleil. Munis de tubes de papier équipés d’un filtre solaire, les participants visaient le ciel et appliquaient un principe de géométrie accessible : en positionnant un petit disque à l’extrémité du tube jusqu’à ce qu’il couvre exactement le disque solaire, puis en mesurant la longueur du tube et le diamètre du disque, on peut calculer l’angle apparent du Soleil dans le ciel, environ 0,5 degré. Simple, ingénieux, et étonnamment précis pour du matériel entièrement artisanal.
Les rires et les exclamations d’étonnement se succédaient, dans une ambiance de curiosité partagée qui a fait toute la saveur de cet atelier.

Les participants réunis en cercle lors de la démonstration solaire

Les jeunes participants utilisent les spectroscopes artisanaux pour observer le Soleil
3. Atelier Mesures des Ombres
Connaître le temps, les directions et la différence de temps
Présenté par Naim Ben Slimen, Membre du Conseil d’Administration en charge des relations avec les associations et les clubs, cet atelier revenait à une idée toute simple, mais souvent oubliée : avant l’invention de la montre, l’ombre du Soleil suffisait à dire l’heure, à indiquer une direction, à comprendre le temps qui passe.
Autour d’un simple bâton planté sur une feuille de papier posée au sol, les participants traçaient le déplacement de l’ombre pour retrouver l’heure et les points cardinaux, un peu comme des détectives du ciel. Plus loin, à l’aide de globes terrestres et d’une lampe mimant le Soleil, on expliquait avec des gestes simples comment naissent les éclipses, les saisons et le passage du jour à la nuit.

Démonstration des ombres et éclipses à l’aide de globes terrestres et d’une lampe mimant le Soleil
4. Atelier Planétarium Mobile
Animé conjointement par Hichem Ben Yahiya et AbdelHafidh Teyahi, le planétarium mobile a sans doute été l’un des grands coups de cœur du festival. On entrait dans un dôme gonflable couvert d’étoiles et de constellations peintes, et soudain le monde extérieur disparaissait : il ne restait plus que le ciel, immense, tout autour de soi.
Cette installation, que la SAT appelle son « Planétarium Mobile à Médiation Scientifique et Projets Événementiels », résume bien l’esprit de l’association : aller à la rencontre du public, où qu’il soit, et lui offrir un vrai morceau d’univers, sans avoir besoin d’un observatoire ou d’une salle dédiée.

Le dôme gonflable du planétarium mobile de la Société Astronomique de Tunisie
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Hichem Ben Yahiya devant le dôme du planétarium mobile
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5. L’Équipe de la SAT au Festival
Derrière la réussite de cette participation, il y a avant tout des visages et de la bonne volonté : une équipe soudée, de celles qui passent des heures à tout préparer pour que le public, lui, n’ait qu’à s’émerveiller.
Que la délégation tunisienne participe à un festival algérien n’est pas un hasard : c’est le reflet naturel d’une coopération scientifique ancienne entre les communautés astronomiques francophones et Arabes, partageant une même langue, une même tradition d’observation et une même passion pour le ciel.

L’équipe de la Société Astronomique de Tunisie réunie avec les représentants du festival

Un moment de rencontre et d’échange au fil du festival
Conclusion
La participation de la Société Astronomique de Tunisie au Festival National Populaire d’Astronomie a encore une fois confirmé que l’astronomie reste un langage universel, capable de réunir les cultures et les générations autour d’un même ciel.
À travers ses ateliers, son exposition et son planétarium mobile, la SAT a réussi à joindre la simplicité à la précision. Quelle que soit la tranche d’âge, les visiteurs sont repartis avec l’envie de lever les yeux vers le ciel. Dans un continent africain en pleine effervescence scientifique, des associations comme la SAT jouent un rôle irremplaçable, celui de gardiennes de la curiosité et de passeuses de savoir, pour que les étoiles restent à la portée de tous.
Article écrit par CHAIMA BHIBAH │ Ingénieur en génie des procédés chimiques, membre active de la Société Astronomique de Tunisie (SAT) · pour le Magazine d’Astronomie Afrique
par Petank SORO | Avr 1, 2026 | Sur le Terrain
Une nouvelle ère pour la science planétaire africaine
Du 9 au 15 novembre 2025, le Ghana est devenu l’épicentre des sciences planétaires africaines. Pour la première fois, la conférence AICAC (Arab and Africa Impact Cratering and Astrogeology Conference) s’est tenue en Afrique subsaharienne, une réalisation historique menée par le département des sciences de la Terre de l’université du Ghana et l’Initiative africaine pour les sciences planétaires et spatiales (AFIPS), avec le soutien d’autres institutions partenaires et ONG.
L’AICAC V avait deux objectifs principaux : renforcer la communauté émergente des sciences planétaires en Afrique et utiliser un site géologique de classe mondiale comme espace pédagogique à ciel ouvert. La décision d’organiser l’AICAC au Ghana était stratégique. Il ne s’agissait pas seulement de présentations scientifiques. Il s’agissait de donner aux chercheurs, en particulier aux étudiants et aux chercheurs en début de carrière, un accès direct à un site d’importance mondiale comme le cratère d’impact de Bosumtwi et de mettre en relation les chercheurs africains avec la communauté scientifique internationale des planétologues.
Objectifs de l’AICAC V
De façon plus détaillé Le contenu va ici[/learn_more] e, la conférence avait pour but de :
– Renforcer les capacités par la formation : le programme a débuté par un atelier pré-conférence dédié. Trente-deux participants, dont une grande partie venait du Ghana et des pays voisins, ont reçu une formation pratique sur l’identification des cratères d’impact et des météorites, compétences directement applicables à la recherche sur les cratères d’impact et les météorites en Afrique.
– Mettre en valeur le patrimoine géologique du Ghana : l’excursion de quatre jours sur le site du cratère d’impact de Bosumtwi, classé au patrimoine géologique mondial par l’IUGS, a été le temps fort de la conférence. Il ne s’agissait pas d’une simple excursion géologique, mais d’une formation pratique sur le terrain au cours de laquelle les participants ont prélevé et examiné des suévites et des brèches d’impact, reliant ainsi les connaissances théoriques à la géologie de terrain et discutant du potentiel du site pour les recherches futures et le géo-tourisme durable.
– Favoriser les échanges interdisciplinaires : la conférence a fait le pont entre différentes disciplines et secteurs. Des sessions scientifiques sur les cratères d’impact, les météorites et l’exploration du système solaire ont été organisées parallèlement à une exposition technologique par la première start-up spatiale privée du Ghana, Xavier Space Solutions, et à une exposition artistique et culturelle par l’artiste béninois Jimas Ametonou, ainsi qu’à une observation du ciel. Cette approche holistique a élargi le dialogue autour des sciences spatiales.
La conférence a bénéficié d’un parrainage et d’un soutien essentiels. Des subventions généreuses de la Meteoritical Society et de la Barringer Crater Company ont spécifiquement financé le voyage de cinq chercheurs en début de carrière, garantissant ainsi une plus large représentation africaine. Le soutien de Celestron LLC, de l’IRD et du CNRS, du Ghana Space Science and Technology Institute (GSSTI), de la Geological Society of Africa (GSAf), de la Société astronomique française (SAF), de l’Association des jeunes géologues et environnementalistes du Sénégal (AJGES), de la Fondation ATTARIK et des autorités locales de la région de Bosumtwi a été très apprécié.
Tout le soutien apporté par les sponsors et les institutions partenaires, qu’il soit financier ou autre, a constitué un investissement dans le capital humain et a permis de légitimer et d’élargir le réseau. Il a également contribué à réduire les obstacles pour les étudiants talentueux et les jeunes chercheurs qui sont essentiels à l’avenir de ce domaine en Afrique.
La caractéristique déterminante de l’AICAC V a été le rôle dynamique des étudiants ghanéens. Ils ont participé non seulement en tant que participants, mais aussi en tant que bénévoles à part entière et contributeurs actifs. De l’aide à la logistique à la participation à des discussions techniques pendant l’atelier et l’excursion sur le terrain, leur implication a été un exercice pratique dans l’organisation de conférences dans un cadre multiculturel. Pour beaucoup d’entre eux, c’était la première fois qu’ils interagissaient avec autant d’experts internationaux en sciences planétaires. Le fait de faire partie de l’équipe organisatrice et de participer à l’excursion sur le terrain au cratère d’impact de Bosumtwi leur a montré que le domaine des sciences planétaires est actif, accessible et plein d’opportunités au Ghana.
La conférence s’est terminée par une table ronde tournée vers l’avenir, qui a abouti à une proposition officielle pour que l’Égypte accueille l’AICAC VI dans les deux ans. Cela garantit la continuité de la dynamique créée à Accra.
L’AICAC V a démontré qu’avec une collaboration stratégique entre des initiatives panafricaines telles que l’AFIPS et des institutions locales engagées telles que le département des sciences de la Terre de l’université du Ghana, le Ghana peut accueillir avec succès des conférences scientifiques de niveau mondial. En donnant la priorité à la formation, en tirant parti des atouts locaux uniques et en impliquant activement la prochaine génération, la conférence a fait plus que partager des recherches : elle a semé les graines d’une communauté scientifique planétaire durable et en pleine croissance en Afrique.
Pour en savoir plus, consultez le livre des résumés et les programmes de la conférence et explorez la galerie de photos en visitant le site web de l’AICAC V https://aicacv.org/.

Images prises lors de l’atelier préliminaire et de la conférence, montrant (a, b) des photos de groupe des participants à l’atelier et à la conférence, respectivement ; (c, d) des participants à l’atelier en train de réaliser des activités pratiques ; (e, f) un échantillon des participants lors d’une séance d’exposés oraux et aux expositions, respectivement ; (g, h) des participants à la soirée d’observation du ciel. Crédits photos : Département des sciences de la Terre, Université du Ghana.

Excursion sur le terrain après la conférence : (a) bloc de suévite à environ 1 500 m au nord du bord du cratère, (b) bloc de suévite, même emplacement que (a), (c) affleurement de brèche d’impact mis à nu par une tranchée routière, situé à l’est du cratère, au sommet du bord du cratère, (d) coupe routière exposant des métasédiments du Supergroupe du Birimien, située sur le bord du cratère vers l’entrée nord-ouest de celui-ci, (e) brèche altérée de métasédiments du Birimien située à environ 10 km du centre du cratère, à la lisière des dépôts d’éjectas, (f) vue d’ensemble du cratère d’impact de Bosumtwi depuis le nord-ouest, au sommet du bord du cratère, en regardant vers le nord-est. Crédits photos : (a, c, d) Myriam Telus, (b) Cheikh Ahmadou Bamba Niang, (e) Wassim Fitouri, (f) Marian Selorm Sapah.
Article rédigé par le Dr Marian Selorm Sapah, président du comité d’organisation de l’AICAC V, traduit par Pétanki Soro, Université Félix Houphouët-Boigny, participant à l’AICAC V
par Sylvain Bouley | Avr 30, 2025 | Sur le Terrain
Je m’appelle Jacob Tolno, je suis le NAEC de la Guinée (National Astronomy Education Coordinator).
J’ai le plaisir de partager avec vous mon parcours depuis que j’ai obtenu la lunette astronomique grâce à la collaboration SSVI, RFI et astronomie Afrique.
Sachez qu’avant cette lunette, SSVI-RFI, j’avais un petit télescope qu’un ami m’avait offert. Je l’utilisais pour faire des animations avec les tout-petits.

En 2021, j’ai la chance de décrocher la lunette SSVI grâce à une présentation d’activités avec mes élèves. Et c’est là où tout a commencé.
J’ai créé une association, la première dans mon pays, avec des étudiants, enseignants et passionnés de l’astronomie. Ensemble, nous avons entamé des sorties scolaires et les formations dans les écoles.

Vite répertorié par les autorités de l’éducation, je suis devenu un acteur majeur dans la promotion de la science en milieu scolaire et universitaire.

Avec cette lunette, nous avons fait découvrir les merveilles de la voûte céleste aux jeunes élèves et étudiants et suscité d’autres passions. Aujourd’hui beaucoup de personnes s’intéressent à l’astronomie particulièrement les plus jeunes.

Nous participons également aux projets internationaux, notamment « on the moon again » et le programme « NASE – Network for Astronomy School Education », qui consistent à observer la lune et à suivre la formation en astroculture.

La plus grande satisfaction depuis l’obtention de cette lunette, est la réalisation de mon rêve ; l’introduction pour la première fois, des cours d’astrophysique dans mon pays.

Les experts nous ont aidés dans la formation et le montage du projet académique avec le concours de l’académie des sciences.

S’Il faut ajouter un autre atout, je dirais que SSVI, RFI et L’Astronomie Afrique ont fait murir en moi le désir et la passion qui m’habitaient et aujourd’hui, après avoir impacté la population guinéenne, j’apporte ma contribution et ma petite expérience en Afrique et dans le monde.

Je remercie très sincèrement SSVI, RFI et ASTRONOMIE AFRIQUE pour m’avoir révélé aux yeux du monde.
Et toi, veux-tu faire comme moi ?
Jacob Tolno
par Sylvain Bouley | Jan 31, 2025 | Sur le Terrain
Cette conférence, qui s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre 2024, est la première conférence internationale sur les météorites, les cratères d’impact et l’astronomie en Mauritanie. Elle visait à atteindre les objectifs de l’Association Mauritanienne pour l’Astronomie en réunissant une communauté de scientifiques Mauritaniens, et de spécialistes d’autres pays afin de partager certains résultats récents de la recherche dans le domaine des météorites, des cratères d’impact météoritiques, ou de l’astronomie. Cette conférence a été l’occasion d’un échange de connaissances et d’expériences. La conférence a été également une plate-forme importante permettant aux participants d’échanger de nouvelles idées pour développer la recherche scientifique en Mauritanie dans le domaine des sciences des planètes et de l’espace.

Fig.1. Photo dans le cratère d’impact d’Aouelloul pendant l’excursion de Conférence internationale sur la météorites et l’astronomie © AMA
Le programme de la conférence a permis de couvrir des thèmes importants pour définir une stratégie de recherche scientifique dans ce domaine en Mauritanie, basée sur les atouts du pays, et les compétences de ses enseignants-chercheurs :
- Les météorites: Richesse et patrimoine exceptionnels par le Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane (Université Hassan II de Casablanca).
- Météorites du Sahara: densité, flux et âge, par Dr. Maria Aboulahris (Université Hassan II de Casablanca).
- Applications de la géomatique dans la planétologie, par le Dr. Hicham SI MHAMDI.
- Détection d’astéroïdes avec Astrometrica par le Prof. Hassane Darhmaoui (Université Al Akhawayn, Maroc).
- Etude structurale du cratère d’impact Aouelloul et prospection en Mauritanie Speaker: Dr. Ould Ely Cheikh Mohamed Navee (Association Mauritanienne Pour l’Astronomie).
- Progrès dans l’imagerie en astronomie par le Prof. Mohamed Vall Mohamed Zeyad (University of Nouakchott)
- Les activités de l’Association Mauritanienne Pour l’Astronomie Speakers : Mr. Ing. Sidi Ahmed Bowba et Mr. Ing. Ahmed Mahmoud Senhoury (Membres actives de l’Association Mauritanienne Pour l’Astronomie).
- Initiative Africaine pour les Sciences des Planètes et de l’Espace (AFIPS): Perspectives Speaker: Dr. David Baratoux (IRD, Toulouse, France).
- Astéroïdes et Comètes : Sources des Météores et Météorites Speaker: Dr. Youssef (UM6P – Mohammed VI Polytechnic University, Maroc).
- Mécanisme de surveillance des astéroïdes Speaker: Dr. Abdurahman Malawi (King Fahd University, KSA).
- Les phénomènes astronomiques dans la poésie arabe : Talbi Hassan (Maroc).
- La grippe saisonnière en Mauritanie : le calendrier influence-t-il sa périodicité ? Speaker: Dr. Ahmed Elbara (University of Nouakchott).
Cette conférence a été aussi l’occasion de recevoir un panel sur le thème « Le futur de la recherche en sciences planétaires et science des météorites, animé par Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane, le Dr. Ely Cheikh Mohamed Navee, et le Dr. Maria Aboulahris,
Enfin, le Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane a également organisé un atelier sur l’identification macroscopique et au microscope optique des météorites.
La conférence s’est achevée sur la visite du cratère d’impact d’Aouelloul (390 m de diamètre, 3 millions d’années), récemment étudié dans le cadre de la thèse de doctorat d’Elycheikh Ould Mohamed Naviee (cf. https://lastronomieafrique.com/la-cratere-daouelloul-sur-les-traces-de-theodore-monod/)
par Elycheikh Ould Mohamed Naviee
par Sylvain Bouley | Jan 31, 2025 | Sur le Terrain
La conversion de l’antenne de télécommunication ghanéenne de 32 m en un radiotélescope capable d’interférométrie à très grande base (VLBI) a commencé lorsque l’Afrique a commencé à participer au projet SKA (Square Kilometre Array) pour accueillir le plus grand radiotélescope du monde. En effet, il était important d’aider les activités scientifiques et technologiques en lien avec la radioastronomie dans les pays partenaires du SKA. Il a été très vite reconnu que le Ghana disposait d’une antenne de télécommunication qui pourrait être réutilisée pour la radioastronomie à un coût relativement faible. Le ministère sud-africain de la Science et de la Technologie, par l’intermédiaire du ministère ghanéen de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation (MESTI), a entamé des discussions avec Vodafone Ghana Limited en vue d’acquérir et de réutiliser sa grande antenne de station terrestre située à Kuntunse, au Ghana, à des fins de radioastronomie compatible avec le VLBI.

Le radiotélescope GRAO
Le projet de conversion est devenu possible lorsque Vodafone-Ghana a transféré l’antenne au MESTI par le biais d’un protocole d’accord signé entre les deux parties en mai 2012. Par la suite, le Ghana Space Science and Technology Institute (GSSTI) a été autorisé par le MESTI à collaborer avec SKA South Africa, une unité commerciale de la National Research Foundation d’Afrique du Sud. Une inspection détaillée de l’ensemble de la structure a révélé que l’antenne et la structure associée étaient en bon état. Les travaux ont donc été axés sur la sécurité d’abord, puis sur la performance et la fiabilité. Le télescope a été officiellement lancé en 2017 et devrait être intégré au réseau africain VLBI (AVN) en préparation de la deuxième phase de construction du Square Kilometre Array (SKA) à travers le continent africain.
Dans le cadre du développement des capacités humaines en vue de la conversion, une équipe de sept scientifiques et techniciens a été envoyée en Afrique du Sud pour être formée au transfert de compétences dans les domaines de la science, de la technologie et de l’ingénierie de la science de la radioastronomie et de l’instrumentation, dans le but de devenir compétente dans l’exploitation, la maintenance et l’entretien de la station VLBI de Kuntunse. En outre, des bourses ont été offertes à des scientifiques ghanéens pour étudier l’astronomie, le génie mécanique et les cours qui y sont liés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud par l’intermédiaire de la Royal Society, du Development in Africa for Radio Astronomy (DARA) au Royaume-Uni et du projet de bourses SKA. Depuis 2014, GRAO a été désigné comme centre de formation pour préparer les étudiants à des carrières en radioastronomie par la Royal Society, DARA et SKA, et a successivement formé plus de 71 étudiants.
Par Joyce Koranteng-Acquah du Centre de radioastronomie et d’astrophysique du GSSTI
https://gssti.org ou https://gssti.gaecgh.org