par Petank SORO | Avr 1, 2026 | Sur le Terrain
Une nouvelle ère pour la science planétaire africaine
Du 9 au 15 novembre 2025, le Ghana est devenu l’épicentre des sciences planétaires africaines. Pour la première fois, la conférence AICAC (Arab and Africa Impact Cratering and Astrogeology Conference) s’est tenue en Afrique subsaharienne, une réalisation historique menée par le département des sciences de la Terre de l’université du Ghana et l’Initiative africaine pour les sciences planétaires et spatiales (AFIPS), avec le soutien d’autres institutions partenaires et ONG.
L’AICAC V avait deux objectifs principaux : renforcer la communauté émergente des sciences planétaires en Afrique et utiliser un site géologique de classe mondiale comme espace pédagogique à ciel ouvert. La décision d’organiser l’AICAC au Ghana était stratégique. Il ne s’agissait pas seulement de présentations scientifiques. Il s’agissait de donner aux chercheurs, en particulier aux étudiants et aux chercheurs en début de carrière, un accès direct à un site d’importance mondiale comme le cratère d’impact de Bosumtwi et de mettre en relation les chercheurs africains avec la communauté scientifique internationale des planétologues.
Objectifs de l’AICAC V
De façon plus détaillé Le contenu va ici[/learn_more] e, la conférence avait pour but de :
– Renforcer les capacités par la formation : le programme a débuté par un atelier pré-conférence dédié. Trente-deux participants, dont une grande partie venait du Ghana et des pays voisins, ont reçu une formation pratique sur l’identification des cratères d’impact et des météorites, compétences directement applicables à la recherche sur les cratères d’impact et les météorites en Afrique.
– Mettre en valeur le patrimoine géologique du Ghana : l’excursion de quatre jours sur le site du cratère d’impact de Bosumtwi, classé au patrimoine géologique mondial par l’IUGS, a été le temps fort de la conférence. Il ne s’agissait pas d’une simple excursion géologique, mais d’une formation pratique sur le terrain au cours de laquelle les participants ont prélevé et examiné des suévites et des brèches d’impact, reliant ainsi les connaissances théoriques à la géologie de terrain et discutant du potentiel du site pour les recherches futures et le géo-tourisme durable.
– Favoriser les échanges interdisciplinaires : la conférence a fait le pont entre différentes disciplines et secteurs. Des sessions scientifiques sur les cratères d’impact, les météorites et l’exploration du système solaire ont été organisées parallèlement à une exposition technologique par la première start-up spatiale privée du Ghana, Xavier Space Solutions, et à une exposition artistique et culturelle par l’artiste béninois Jimas Ametonou, ainsi qu’à une observation du ciel. Cette approche holistique a élargi le dialogue autour des sciences spatiales.
La conférence a bénéficié d’un parrainage et d’un soutien essentiels. Des subventions généreuses de la Meteoritical Society et de la Barringer Crater Company ont spécifiquement financé le voyage de cinq chercheurs en début de carrière, garantissant ainsi une plus large représentation africaine. Le soutien de Celestron LLC, de l’IRD et du CNRS, du Ghana Space Science and Technology Institute (GSSTI), de la Geological Society of Africa (GSAf), de la Société astronomique française (SAF), de l’Association des jeunes géologues et environnementalistes du Sénégal (AJGES), de la Fondation ATTARIK et des autorités locales de la région de Bosumtwi a été très apprécié.
Tout le soutien apporté par les sponsors et les institutions partenaires, qu’il soit financier ou autre, a constitué un investissement dans le capital humain et a permis de légitimer et d’élargir le réseau. Il a également contribué à réduire les obstacles pour les étudiants talentueux et les jeunes chercheurs qui sont essentiels à l’avenir de ce domaine en Afrique.
La caractéristique déterminante de l’AICAC V a été le rôle dynamique des étudiants ghanéens. Ils ont participé non seulement en tant que participants, mais aussi en tant que bénévoles à part entière et contributeurs actifs. De l’aide à la logistique à la participation à des discussions techniques pendant l’atelier et l’excursion sur le terrain, leur implication a été un exercice pratique dans l’organisation de conférences dans un cadre multiculturel. Pour beaucoup d’entre eux, c’était la première fois qu’ils interagissaient avec autant d’experts internationaux en sciences planétaires. Le fait de faire partie de l’équipe organisatrice et de participer à l’excursion sur le terrain au cratère d’impact de Bosumtwi leur a montré que le domaine des sciences planétaires est actif, accessible et plein d’opportunités au Ghana.
La conférence s’est terminée par une table ronde tournée vers l’avenir, qui a abouti à une proposition officielle pour que l’Égypte accueille l’AICAC VI dans les deux ans. Cela garantit la continuité de la dynamique créée à Accra.
L’AICAC V a démontré qu’avec une collaboration stratégique entre des initiatives panafricaines telles que l’AFIPS et des institutions locales engagées telles que le département des sciences de la Terre de l’université du Ghana, le Ghana peut accueillir avec succès des conférences scientifiques de niveau mondial. En donnant la priorité à la formation, en tirant parti des atouts locaux uniques et en impliquant activement la prochaine génération, la conférence a fait plus que partager des recherches : elle a semé les graines d’une communauté scientifique planétaire durable et en pleine croissance en Afrique.
Pour en savoir plus, consultez le livre des résumés et les programmes de la conférence et explorez la galerie de photos en visitant le site web de l’AICAC V https://aicacv.org/.

Images prises lors de l’atelier préliminaire et de la conférence, montrant (a, b) des photos de groupe des participants à l’atelier et à la conférence, respectivement ; (c, d) des participants à l’atelier en train de réaliser des activités pratiques ; (e, f) un échantillon des participants lors d’une séance d’exposés oraux et aux expositions, respectivement ; (g, h) des participants à la soirée d’observation du ciel. Crédits photos : Département des sciences de la Terre, Université du Ghana.

Excursion sur le terrain après la conférence : (a) bloc de suévite à environ 1 500 m au nord du bord du cratère, (b) bloc de suévite, même emplacement que (a), (c) affleurement de brèche d’impact mis à nu par une tranchée routière, situé à l’est du cratère, au sommet du bord du cratère, (d) coupe routière exposant des métasédiments du Supergroupe du Birimien, située sur le bord du cratère vers l’entrée nord-ouest de celui-ci, (e) brèche altérée de métasédiments du Birimien située à environ 10 km du centre du cratère, à la lisière des dépôts d’éjectas, (f) vue d’ensemble du cratère d’impact de Bosumtwi depuis le nord-ouest, au sommet du bord du cratère, en regardant vers le nord-est. Crédits photos : (a, c, d) Myriam Telus, (b) Cheikh Ahmadou Bamba Niang, (e) Wassim Fitouri, (f) Marian Selorm Sapah.
Article rédigé par le Dr Marian Selorm Sapah, président du comité d’organisation de l’AICAC V, traduit par Pétanki Soro, Université Félix Houphouët-Boigny, participant à l’AICAC V
par Sylvain Bouley | Avr 30, 2025 | Sur le Terrain
Je m’appelle Jacob Tolno, je suis le NAEC de la Guinée (National Astronomy Education Coordinator).
J’ai le plaisir de partager avec vous mon parcours depuis que j’ai obtenu la lunette astronomique grâce à la collaboration SSVI, RFI et astronomie Afrique.
Sachez qu’avant cette lunette, SSVI-RFI, j’avais un petit télescope qu’un ami m’avait offert. Je l’utilisais pour faire des animations avec les tout-petits.

En 2021, j’ai la chance de décrocher la lunette SSVI grâce à une présentation d’activités avec mes élèves. Et c’est là où tout a commencé.
J’ai créé une association, la première dans mon pays, avec des étudiants, enseignants et passionnés de l’astronomie. Ensemble, nous avons entamé des sorties scolaires et les formations dans les écoles.

Vite répertorié par les autorités de l’éducation, je suis devenu un acteur majeur dans la promotion de la science en milieu scolaire et universitaire.

Avec cette lunette, nous avons fait découvrir les merveilles de la voûte céleste aux jeunes élèves et étudiants et suscité d’autres passions. Aujourd’hui beaucoup de personnes s’intéressent à l’astronomie particulièrement les plus jeunes.

Nous participons également aux projets internationaux, notamment « on the moon again » et le programme « NASE – Network for Astronomy School Education », qui consistent à observer la lune et à suivre la formation en astroculture.

La plus grande satisfaction depuis l’obtention de cette lunette, est la réalisation de mon rêve ; l’introduction pour la première fois, des cours d’astrophysique dans mon pays.

Les experts nous ont aidés dans la formation et le montage du projet académique avec le concours de l’académie des sciences.

S’Il faut ajouter un autre atout, je dirais que SSVI, RFI et L’Astronomie Afrique ont fait murir en moi le désir et la passion qui m’habitaient et aujourd’hui, après avoir impacté la population guinéenne, j’apporte ma contribution et ma petite expérience en Afrique et dans le monde.

Je remercie très sincèrement SSVI, RFI et ASTRONOMIE AFRIQUE pour m’avoir révélé aux yeux du monde.
Et toi, veux-tu faire comme moi ?
Jacob Tolno
par Sylvain Bouley | Jan 31, 2025 | Sur le Terrain
Cette conférence, qui s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre 2024, est la première conférence internationale sur les météorites, les cratères d’impact et l’astronomie en Mauritanie. Elle visait à atteindre les objectifs de l’Association Mauritanienne pour l’Astronomie en réunissant une communauté de scientifiques Mauritaniens, et de spécialistes d’autres pays afin de partager certains résultats récents de la recherche dans le domaine des météorites, des cratères d’impact météoritiques, ou de l’astronomie. Cette conférence a été l’occasion d’un échange de connaissances et d’expériences. La conférence a été également une plate-forme importante permettant aux participants d’échanger de nouvelles idées pour développer la recherche scientifique en Mauritanie dans le domaine des sciences des planètes et de l’espace.

Fig.1. Photo dans le cratère d’impact d’Aouelloul pendant l’excursion de Conférence internationale sur la météorites et l’astronomie © AMA
Le programme de la conférence a permis de couvrir des thèmes importants pour définir une stratégie de recherche scientifique dans ce domaine en Mauritanie, basée sur les atouts du pays, et les compétences de ses enseignants-chercheurs :
- Les météorites: Richesse et patrimoine exceptionnels par le Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane (Université Hassan II de Casablanca).
- Météorites du Sahara: densité, flux et âge, par Dr. Maria Aboulahris (Université Hassan II de Casablanca).
- Applications de la géomatique dans la planétologie, par le Dr. Hicham SI MHAMDI.
- Détection d’astéroïdes avec Astrometrica par le Prof. Hassane Darhmaoui (Université Al Akhawayn, Maroc).
- Etude structurale du cratère d’impact Aouelloul et prospection en Mauritanie Speaker: Dr. Ould Ely Cheikh Mohamed Navee (Association Mauritanienne Pour l’Astronomie).
- Progrès dans l’imagerie en astronomie par le Prof. Mohamed Vall Mohamed Zeyad (University of Nouakchott)
- Les activités de l’Association Mauritanienne Pour l’Astronomie Speakers : Mr. Ing. Sidi Ahmed Bowba et Mr. Ing. Ahmed Mahmoud Senhoury (Membres actives de l’Association Mauritanienne Pour l’Astronomie).
- Initiative Africaine pour les Sciences des Planètes et de l’Espace (AFIPS): Perspectives Speaker: Dr. David Baratoux (IRD, Toulouse, France).
- Astéroïdes et Comètes : Sources des Météores et Météorites Speaker: Dr. Youssef (UM6P – Mohammed VI Polytechnic University, Maroc).
- Mécanisme de surveillance des astéroïdes Speaker: Dr. Abdurahman Malawi (King Fahd University, KSA).
- Les phénomènes astronomiques dans la poésie arabe : Talbi Hassan (Maroc).
- La grippe saisonnière en Mauritanie : le calendrier influence-t-il sa périodicité ? Speaker: Dr. Ahmed Elbara (University of Nouakchott).
Cette conférence a été aussi l’occasion de recevoir un panel sur le thème « Le futur de la recherche en sciences planétaires et science des météorites, animé par Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane, le Dr. Ely Cheikh Mohamed Navee, et le Dr. Maria Aboulahris,
Enfin, le Prof. Hasnaa Chennaoui-Aoudjehane a également organisé un atelier sur l’identification macroscopique et au microscope optique des météorites.
La conférence s’est achevée sur la visite du cratère d’impact d’Aouelloul (390 m de diamètre, 3 millions d’années), récemment étudié dans le cadre de la thèse de doctorat d’Elycheikh Ould Mohamed Naviee (cf. https://lastronomieafrique.com/la-cratere-daouelloul-sur-les-traces-de-theodore-monod/)
par Elycheikh Ould Mohamed Naviee
par Sylvain Bouley | Jan 31, 2025 | Sur le Terrain
La conversion de l’antenne de télécommunication ghanéenne de 32 m en un radiotélescope capable d’interférométrie à très grande base (VLBI) a commencé lorsque l’Afrique a commencé à participer au projet SKA (Square Kilometre Array) pour accueillir le plus grand radiotélescope du monde. En effet, il était important d’aider les activités scientifiques et technologiques en lien avec la radioastronomie dans les pays partenaires du SKA. Il a été très vite reconnu que le Ghana disposait d’une antenne de télécommunication qui pourrait être réutilisée pour la radioastronomie à un coût relativement faible. Le ministère sud-africain de la Science et de la Technologie, par l’intermédiaire du ministère ghanéen de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation (MESTI), a entamé des discussions avec Vodafone Ghana Limited en vue d’acquérir et de réutiliser sa grande antenne de station terrestre située à Kuntunse, au Ghana, à des fins de radioastronomie compatible avec le VLBI.

Le radiotélescope GRAO
Le projet de conversion est devenu possible lorsque Vodafone-Ghana a transféré l’antenne au MESTI par le biais d’un protocole d’accord signé entre les deux parties en mai 2012. Par la suite, le Ghana Space Science and Technology Institute (GSSTI) a été autorisé par le MESTI à collaborer avec SKA South Africa, une unité commerciale de la National Research Foundation d’Afrique du Sud. Une inspection détaillée de l’ensemble de la structure a révélé que l’antenne et la structure associée étaient en bon état. Les travaux ont donc été axés sur la sécurité d’abord, puis sur la performance et la fiabilité. Le télescope a été officiellement lancé en 2017 et devrait être intégré au réseau africain VLBI (AVN) en préparation de la deuxième phase de construction du Square Kilometre Array (SKA) à travers le continent africain.
Dans le cadre du développement des capacités humaines en vue de la conversion, une équipe de sept scientifiques et techniciens a été envoyée en Afrique du Sud pour être formée au transfert de compétences dans les domaines de la science, de la technologie et de l’ingénierie de la science de la radioastronomie et de l’instrumentation, dans le but de devenir compétente dans l’exploitation, la maintenance et l’entretien de la station VLBI de Kuntunse. En outre, des bourses ont été offertes à des scientifiques ghanéens pour étudier l’astronomie, le génie mécanique et les cours qui y sont liés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud par l’intermédiaire de la Royal Society, du Development in Africa for Radio Astronomy (DARA) au Royaume-Uni et du projet de bourses SKA. Depuis 2014, GRAO a été désigné comme centre de formation pour préparer les étudiants à des carrières en radioastronomie par la Royal Society, DARA et SKA, et a successivement formé plus de 71 étudiants.
Par Joyce Koranteng-Acquah du Centre de radioastronomie et d’astrophysique du GSSTI
https://gssti.org ou https://gssti.gaecgh.org
par Sylvain Bouley | Oct 31, 2024 | Sur le Terrain
Marian Selorm Sapah, cosmochimiste au département des sciences de la Terre de l’université du Ghana, est membre fondatrice de l’initiative africaine pour les sciences planétaires et spatiales (AFIPS, https://africapss.org). Elle s’efforce de sensibiliser le public et de promouvoir les sciences planétaires et spatiales au Ghana en menant des actions de sensibilisation.

Son événement le plus récent a eu lieu le mercredi 2 octobre 2024 à la Bawaleshi Presbyterian Basic School, à Accra au Ghana, pour les élèves du niveau 3ᵉ du collège. L’événement comprenait une présentation PowerPoint et des discussions sur les sciences planétaires et spatiales et leurs disciplines, les carrières en lien avec ces sciences, ainsi que les activités en sciences planétaires et spatiales au Ghana. Cette présentation a été suivie d’activités interactives pratiques en utilisant un télescope classique Sky-Watcher Dobsonian 200P, un télescope informatisé Celestron NexStar 4SE et des microscopes composés Celestron. Cet événement est le plus important jamais organisé par le Dr Sapah, avec une participation de plus de 200 élèves, qui se sont montrés enthousiastes, curieux et ont participé pleinement aux activités.

Cet événement a été rendu possible grâce à une subvention du METSOC, qui a permis l’achat d’un télescope classique Sky-Watcher Dobsonian 200P et de tous les autres besoins logistiques de l’événement. Le télescope et les microscopes Celestron ont été offerts par Celestron, LLC, pour soutenir les efforts de sensibilisation du Dr Sapah.

À l’avenir, un club d’astronomie sera créé à l’école élémentaire presbytérienne de La Bawaleshi afin d’aider les élèves à en apprendre davantage et à maintenir leur intérêt pour ce domaine. Il est également prévu de visiter d’autres écoles primaires dans d’autres régions du Ghana.
Marian Selorm Sapah, University of Ghana
par Sylvain Bouley | Oct 31, 2024 | Sur le Terrain
Dans le camp du désert de Lompoul
Bas du formulaire Le désert de Lompoul est une petite étendue de dunes de sable située dans la région de Louga, entre Dakar et Saint-Louis (Fig. 1). Il se trouve à 150 km au Nord-Est de Dakar, non loin de la Grande Côte du Sénégal. Le Désert de Lompoul est principalement composé de dunes de sable doré qui s’étendent sur dix-huit kilomètres carrés (18 km2). C’est une oasis de tranquillité et de beauté au milieu du paysage semi-aride.

Fig. 1 – Dunes du désert de Loumpoul, Sénégal. © Baidy Demba DIOP
La principale attraction touristique est le camping sous les étoiles et les excursions en dromadaires ou en 4×4, les randonnées pédestres et le surf sur les dunes de sable, hautes de 40 à 50 mètres. Il existe à Lompoul des camps de tentes traditionnelles et des lodges écologiques offrant une expérience authentique de vie dans le désert, avec un confort de base. Les visiteurs peuvent y découvrir la culture et les traditions locales des communautés environnantes, en particulier la musique, la danse et l’artisanat.
Depuis Dakar, le désert de Lompoul est accessible par la Nationale 2, passant par les villes de Thiès et Kébémer, ou par la route des Niayes, passant par Bayakh, Mboro, non loin de la zone côtière, découvrant ainsi d’intenses activités maraichères.
Les activités en Astronomie
Le désert de Lompoul est surtout caractérisé par l’absence de pollution lumineuse, de bâtiments ou de végétaux pouvant empêcher ou réduire la vue du ciel. Arrivés le samedi sur les lieux aux environs de 18h GMT, les visiteurs disposent de moins d’une heure pour se loger, déposer les bagages et se présenter sur le lieu de la projection, à ciel ouvert.
Cette présentation générale qui commence après le coucher du soleil porte sur les sou-thèmes suivants :
- Les notions d’étoiles, de planètes, de lunes (satellites naturelles des planètes) ;
- Le système solaire dans l’univers
- L’exobiologie (sommes-nous seuls dans l’univers)
- Les éclipses, phénomènes d’ombre et de lumière dans le système solaire
- Les phases de la lune
- Etoiles filantes – Marées – Saisons – Changements climatiques
- Nécessité de préserver la Terre par un contrôle de l’émission des gaz à effet de serre.
Puis, on s’attelle à l’utilisation des télescopes pour l’observation des astres visibles.
La soirée s’arrête aux alentours de minuit. Ceux qui en veulent encore se lèveront à 5h du matin pour observer d’autres constellations ou d’autres planètes.

Le retour sur Dakar est programmé après le déjeuner de 13h, à la suite du quartier libre du dimanche matin où certains ont effectué des randonnées à pieds ou sur un dromadaire.
Baïdy Demba DIOP Tél: 221 77 631 54 94
- Coordonnateur Pédagogique National de SVT du M.E.N
- Diplômé des sciences de l’éducation à la Chaire UNESCO de Dakar
- Secrétaire Chargé de la Formation de l’ASPA (Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie)
- Président de l’Association Sénégalaise de Médiation Scientifique (ASMES)
- Secrétaire Administratif du Collectif des Associations de Disciplines Académiques (CADA)