LE MAGAZINE DES SCIENCES DE L’UNIVERS EN AFRIQUE

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Patricia Whitelock, astronome (semi-retraitée) à l’Observatoire astronomique sud-africain, suis sud-africaine et originaire du Royaume-Uni.

Patricia Whitelock

Quel a été votre parcours pour devenir astronome?

J’ai obtenu un diplôme d’astronomie à l’University College de Londres avant de passer un doctorat à l’Imperial College, basé sur des observations faites depuis Tenerife, dans les îles Canaries. Après un poste de postdoc à l’University College, je me suis mariée avec John Menzies, également astronome, et nous avons déménagé à l’Observatoire astronomique sud-africain du Cap.

Qu’est ce qui vous a amené à étudier l’astronomie?

Mon père était ingénieur et m’a initié aux sciences dès mon plus jeune âge. J’étais fascinée, notamment par les étoiles, depuis l’âge de 9 ou 10 ans. Je voulais aussi faire quelque chose d’important et découvrir le fonctionnement de l’univers me paraissait bien plus important que de gagner de l’argent.

Avez-vous ressenti des difficultés durant votre parcours?

Beaucoup de difficultés, surtout quand j’étais très jeune et je pense que personne ne pensait que je réussirais. J’étais dyslexique et j’ai appris très tard à lire et à écrire, alors les gens pensaient que j’étais stupide. J’ai eu l’immense chance d’avoir l’aide et le soutien de mes parents et, plus tard, de mes professeurs.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes filles de votre pays qui souhaitent étudier l’astrophysique?

Si vous êtes passionnée de découvertes et que vous voulez savoir comment fonctionne l’univers, l’astrophysique est faite pour vous. Vous devez étudier les mathématiques et la physique à l’école et obtenir de bons résultats aux examens. Ensuite, il existe toute une série de possibilités passionnantes dans le domaine de l’astrophysique optique, radio et théorique en Afrique du Sud et à l’étranger. C’est un travail difficile, et vous ne devriez pas vous lancer dans cette activité si vous ne l’aimez pas vraiment.

Si vous avez quitté l’astrophysique, quel a été l’apport de vos études dans ce domaine pour votre carrière/vie?

Cela ne s’applique pas à moi, mais je pense qu’en tant qu’astronome, vous développez des compétences qui sont utiles partout, notamment la résolution de problèmes, la communication orale et écrite, les statistiques et la programmation.

Pensez-vous qu’il y a des aspects/défis spécifiques qui concernent les femmes africaines en astrophysique?

Partout, les femmes rencontrent les mêmes problèmes d’équilibre entre une famille et une carrière. La solution, c’est un vrai partenaire qui partage les responsabilités familiales et vous soutient quand vous en avez besoin. Les femmes africaines sont confrontées à des défis particuliers car elles sont peu nombreuses dans le domaine de l’astrophysique, mais la situation est en train de changer et il peut être agréable d’être parmi les premières.

Quels sont vos actions/projets en cours concernant l’astronomie?

Je m’occupe des étudiants de troisième cycle au SAAO et je fais la liaison entre l’Observatoire Vera Rubin (nommé en hommage à une brillante astronome) et la communauté sud-africaine.

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