Une Présence Rayonnante au Service de la Diffusion Scientifique
C’est avec une ardeur partagée que la Société Astronomique de Tunisie (SAT) a pris part au Festival National Populaire d’Astronomie, confirmant une fois encore son rôle de premier plan dans la vulgarisation des sciences de l’univers à travers le monde arabe et africain. Forte de décennies d’engagement sur le terrain, la SAT y a proposé un programme riche et vivant : trois ateliers thématiques et un espace d’exposition, portés par une équipe de membres passionnés, toujours prêts à partager leur amour du ciel.
1. L’Exposition : Vitrine de la SAT
Plus qu’un simple stand, cette exposition est avant tout connue pour ce qu’elle représente : l’identité même de la Société Astronomique de Tunisie et ses contributions de longue date à la diffusion de l’astronomie auprès du grand public. C’est un peu la mémoire vivante de l’association, celle qui raconte, à travers ses objets et ses images, tout le travail accompli au fil des années.
Présentée par Nour El Islem Teyahi, Shahd El Islem Teyahi et Osama Bakoush, elle réunissait les outils que la SAT utilise habituellement pour transmettre sa passion : des affiches sur les nébuleuses et la formation des proto-étoiles, des spectroscopes, des liquides colorés, des globes terrestres, ainsi qu’un ordinateur portable arborant les autocollants de l’Union Astronomique Internationale (IAU), discret rappel des liens de l’association avec la communauté astronomique internationale.

Le stand de la Société Astronomique de Tunisie au festival
2. Atelier d’Observation Solaire
Observer le Soleil, ses éruptions et mesurer son diamètre apparentAnimé avec expertise par AbdelHafidh Teyahi, Vice-Président de l’association, cet atelier invitait, quelle que soit la tranche d’âge, à lever les yeux vers le Soleil à travers un télescope équipé d’un filtre solaire adapté. Sous le regard attentif de l’animateur, chacun pouvait observer les taches à la surface de notre étoile et comprendre, en mots simples, ce que sont les éruptions solaires et leurs effets sur la Terre.
L’atelier proposait également une expérience pratique pour mesurer le diamètre apparent du Soleil. Munis de tubes de papier équipés d’un filtre solaire, les participants visaient le ciel et appliquaient un principe de géométrie accessible : en positionnant un petit disque à l’extrémité du tube jusqu’à ce qu’il couvre exactement le disque solaire, puis en mesurant la longueur du tube et le diamètre du disque, on peut calculer l’angle apparent du Soleil dans le ciel, environ 0,5 degré. Simple, ingénieux, et étonnamment précis pour du matériel entièrement artisanal.
Les rires et les exclamations d’étonnement se succédaient, dans une ambiance de curiosité partagée qui a fait toute la saveur de cet atelier.

Les participants réunis en cercle lors de la démonstration solaire

Les jeunes participants utilisent les spectroscopes artisanaux pour observer le Soleil
3. Atelier Mesures des Ombres
Connaître le temps, les directions et la différence de temps
Présenté par Naim Ben Slimen, Membre du Conseil d’Administration en charge des relations avec les associations et les clubs, cet atelier revenait à une idée toute simple, mais souvent oubliée : avant l’invention de la montre, l’ombre du Soleil suffisait à dire l’heure, à indiquer une direction, à comprendre le temps qui passe.
Autour d’un simple bâton planté sur une feuille de papier posée au sol, les participants traçaient le déplacement de l’ombre pour retrouver l’heure et les points cardinaux, un peu comme des détectives du ciel. Plus loin, à l’aide de globes terrestres et d’une lampe mimant le Soleil, on expliquait avec des gestes simples comment naissent les éclipses, les saisons et le passage du jour à la nuit.

Démonstration des ombres et éclipses à l’aide de globes terrestres et d’une lampe mimant le Soleil
4. Atelier Planétarium Mobile
Animé conjointement par Hichem Ben Yahiya et AbdelHafidh Teyahi, le planétarium mobile a sans doute été l’un des grands coups de cœur du festival. On entrait dans un dôme gonflable couvert d’étoiles et de constellations peintes, et soudain le monde extérieur disparaissait : il ne restait plus que le ciel, immense, tout autour de soi.
Cette installation, que la SAT appelle son « Planétarium Mobile à Médiation Scientifique et Projets Événementiels », résume bien l’esprit de l’association : aller à la rencontre du public, où qu’il soit, et lui offrir un vrai morceau d’univers, sans avoir besoin d’un observatoire ou d’une salle dédiée.

Le dôme gonflable du planétarium mobile de la Société Astronomique de Tunisie
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Hichem Ben Yahiya devant le dôme du planétarium mobile
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5. L’Équipe de la SAT au Festival
Derrière la réussite de cette participation, il y a avant tout des visages et de la bonne volonté : une équipe soudée, de celles qui passent des heures à tout préparer pour que le public, lui, n’ait qu’à s’émerveiller.
Que la délégation tunisienne participe à un festival algérien n’est pas un hasard : c’est le reflet naturel d’une coopération scientifique ancienne entre les communautés astronomiques francophones et Arabes, partageant une même langue, une même tradition d’observation et une même passion pour le ciel.

L’équipe de la Société Astronomique de Tunisie réunie avec les représentants du festival

Un moment de rencontre et d’échange au fil du festival
Conclusion
La participation de la Société Astronomique de Tunisie au Festival National Populaire d’Astronomie a encore une fois confirmé que l’astronomie reste un langage universel, capable de réunir les cultures et les générations autour d’un même ciel.
À travers ses ateliers, son exposition et son planétarium mobile, la SAT a réussi à joindre la simplicité à la précision. Quelle que soit la tranche d’âge, les visiteurs sont repartis avec l’envie de lever les yeux vers le ciel. Dans un continent africain en pleine effervescence scientifique, des associations comme la SAT jouent un rôle irremplaçable, celui de gardiennes de la curiosité et de passeuses de savoir, pour que les étoiles restent à la portée de tous.
